Enfin,
nous y sommes ! Le grand jour tant attendu depuis plusieurs
mois, voir années que nous avons en tête, ensemble,
de partager cette aventure. Nous nous trouvons sur la plage
d’Hendaye, en compagnie de Christine, la compagne de
Barrus, Jean-Philippe leur garçon de 6 ans, et Nanie,
la maman de Christine pour nous voir prendre le départ.
Ce moment chaleureux et même euphorique nous donnera
assez de force pour nous élancer malgré une
météo pas géniale, mais ce n’est
pas quelques gouttes de bruines qui peuvent nous décourager.
Nous suivrons, pour cette première
étape, le topo d’un vététiste du
coin, Peyo de Bayonne. Notre départ dans les rues d’Hendaye
est un peu rallongé par notre précipitation
de rouler…
Voilà, nous arrivons à Biriatou pour maintenant
quitter le goudron et attaquer de très belles pistes
et monotraces. Un rayon de soleil fait même son apparition
au Col des Poiriers (316m), nous choisissons donc d’y
effectuer notre première pause et de casser la croûte.
Quel bonheur d’être là…
Sans tarder, nous filons vers les Ventas d’Ibardin,
toujours guidés par les explications très précises
de Peyo, qui nous semblent parfaites et sans équivoques
!!! Une courte pause boisson dans une Ventas, puis on enchaîne
pour contourner la Rhune par son flanc Sud pour atteindre
le Col de Lizuniaga (229m) puis le Col de Lizarrieta (441m).
Là, nous posons pied à terre pour nous dégourdir
les jambes, entre, d’une part, les volontaires de la
Ligue de Protection des Oiseaux occupés avec leurs
jumelles au comptage des migrateurs et, d’autre part
les chasseurs préparant la saison de la palombe !!!
Nous repartons pour suivre la ligne de crête le long
des palombières d’Etxalar. Avant de rejoindre
le Col des Trois Bornes (521m), nous perdons le fil frontière
sans nous en rendre compte en suivant une croupe versant Nord
alors que nous aurions dû bifurquer pour plonger vers
le Sud. Nous nous rendons compte de notre erreur au bas d’une
piste forestière. Nous sortons, la carte, l’altimètre,
boussole et GPS pour être sûr de notre position.
En fait il est 17h, nous ne sommes pas encore à l’étape,
voir même assez loin et la fatigue du premier jour se
fait sentir. On a trois solutions : soit descendre sur les
Grottes de Sarre et faire le tour par la route (facile, sûr
mais long), soit rebrousser chemins et retrouver le bon itinéraire
(plus dur, trop long et pas sûr de ne pas se tromper
à nouveau), soit au plus court et à l’azimut,
remonter sur la frontière sous le sommet de l’Atxuria,
pour basculer versant Sud vers le Mendibil. On choisit, ensemble
et dans la bonne humeur, cette dernière solution, plus
rapide mais hasardeuse en poussant les vélos 45 minutes
en montée, puis pareil en descente au milieu des genêts,
pour retrouver, à une croisée de chemin, le
bon itinéraire.
Il est maintenant 19h et il reste un peu de distance à
parcourir avant Urdax. On téléphone au gîte
pour prévenir de notre retard, puis on fonce, en suivant
un balisage de P.R jusqu'au Col d’Urbia puis Urdax après
presque 50 km, ce qui n’est pas mal pour un prologue
à la demi journée !!!
Malgré nos erreurs d’orientation, à cause
de notre précipitation et manque de concentration lors
de cette première étape, nous sommes très
satisfaits de la journée et contents de penser que
demain on pourra prendre un peu plus notre temps en partant
tôt… D’ailleurs, l’habitant chez qui
nous passons la soirée, en fin connaisseur du coin,
nous donne plein d’infos pour l’itinéraire
de demain, suivant la météo qui nous attend…
!
Le Raid Pyrénéen VTT
utilise des chemins et des pistes toujours aussi haut que possible.
Le parcours présenté ici est une traversée
VTT des Pyrénées imaginée, décrite et
expérimentée par Georges Véron.
A l'opposé du Raid Pyrénéen
VTT, ce parcours est totalement en France. Il est sur le piedmont
pyrénéen et peut donc être utilisé toute
l'année.
Il est composé de 23 étapes et est orienté
d'Est en Ouest.