Ce matin, à trois jours de la fin, le temps est
vraiment au beau, le moral aussi…On décide de
ne pas suivre le topo de Véron, mais plutôt un
itinéraire un peu plus Nord et plus VTT par le Collado
Verde, inspiré encore une fois, par le topo espagnol.
Au programme, nous attaquons par une montée de 700
m de dénivelé. On quitte Ribes de Freser vers
9h00 en direction de Pardines par une toute petite route très
tranquille. On est surpris par ce petit village comportant
quelques très belles maisons, et surtout très
bien restaurées.
De là, on attaque une piste invraisemblable, parfois
en léger faux plat descendant ou montant mais souvent
avec des portions tellement raides (jusqu’à 18-20%
de pentes) que nous devons pousser les machines !!!
Arrivés au Collado Verde, une longue piste de descente
nous attend.
Au moment de repartir, arrivent, sur le versant Est, deux
catalans à bout de force. Avec des VTT semi-rigides
et chargés de 18 kg, ils suivent l’itinéraire
espagnol de la Transpyrénaïca !!! Partis depuis
3 jours, ils nous avouent que leurs chargements, plus le fait
de camper tous les soirs, ainsi que de ne pas trop rouler
en descente les épuisent. Nous avons l’air plus
frais qu’eux et ils laissent entendre qu’ils vont
abandonner pour recommencer plus «léger»
et dormir à l’hôtel !!!
Nous descendons rapidement sur Abella par cette piste un
peu caillouteuse, puis route d’Abella à La Roca
pour trouver un petit mono trace sympa jusqu’à
Llanars puis route sur 2 km pour arriver à Camprodom.
Le casse croûte en terrasse d’un bar sur la place
du village, nous donne l’illusion d’être
au terme de l’étape…
Nous
repartons pépères par une piste maintenant goudronnée
sur sa première partie en direction de la frontière
pour normalement faire étape en France ce soir. Juste
sous le Col frontalier de Bernadeille, les 100 derniers mètres
de dénivelé raides et accidentés à
travers le maquis nous obligent à pousser, voir porter
les vélos. L’orage gronde, quelques gouttes se
font sentir pour notre retour sur le versant Français.
Une piste nous conduit rapidement à Lamanère
puis par une petite route nous relions Saint Laurent de Cerdans
à 17 H, terme prévu de la journée.
Là, nous trouvons un village sinistre, avec 3 bars
fermés, idem pour 2 hôtels et rien de bien attirant.
Pendant que Pierre prépare un goûter acheté
au seul commerce ouvert, Barrus sort les cartes et topos….
En cassant la croûte, on décide de continuer
en anticipant l’étape de demain et d’aller
dormir en Espagne donc 250m de dénivelé en plus
et une vingtaine de kilomètres nous attendent mais
à priori roulant.
Excellent choix car en 1h30 nous relions Maçanet,
les pistes du topo de Veron sont maintenant goudronnées,
et nous tombons sur un beau petit village avec un Hôtel
génial. Demi pension à 42 € par tête,
très belle chambre, personnel plus que sympa et au
menu ce soir, après 2 bières bien méritées,
salade de chèvre chaud et sa poilée de champignons
des bois, puis des joues de porc braisées aux petits
oignons !!!!!
Quel festin mais après 93 km (notre record à
tous les deux) et plus de 2000 mètres de dénivelé,
on ne tarde pas à aller au lit malgré la suggestion
d’un voisin de table et l’envie de Barrus de sortir
boire un verre dans un troquet très animé du
village …
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