Frères
jumeaux nés en 1933,
Jean
et Pierre Ravier forment la cordée
emblématique du pyrénéisme
du vingtième siècle. Autodidactes
à l’apprentissage fulgurant,
ils ont ouvert les voies d’escalade
les plus célèbres des grands
massifs pyrénéens, du Dièdre
Nord-Est de la Grande Aiguille d’Ansabère
au Dièdre Jaune de la Face Nord du
Vignemale, du Pilier de l’Embarradère
de l’Ossau à la Face Sud du Tozal
del Mallo en Aragon. Autant de « premières
» parmi plusieurs centaines, essaimées
sur tous les massifs, même les plus
perdus, des Pyrénées françaises
et espagnoles.
Absence totale
d’entraînement, mépris
de l’équipement, refus des modes
: le génie des frères Ravier
réside dans une conception très
personnelle de la montagne, basée avant
tout sur l’amitié. Ce ne sont
pas des alpinistes, mais bien des pyrénéistes,
attachés à l’histoire
du pyrénéisme. Pour faire écho
aux grands explorateurs des Pyrénées,
Louis
Ramond de Carbonnières, Henry
Russell, Franz
Schrader, Jean
Arlaud, Robert
Ollivier et tant d’autres, ils ont
toujours pris soin de prolonger leurs voies
d’escalade par l’écriture
et la photographie. Cette mémoire de
soixante ans aux Pyrénées est
rassemblée ici pour la première
fois.
Encordons-nous
avec Pierre et Jean qui ouvrent une nouvelle
voie, dans leur propre mémoire, accompagnés
du regretté Rainier Munsch, Bunny,
qui met en perspective les grandes voies Ravier
et de Jean-François Labourie qui retrace
la biographie des jumeaux, dont la vie qui
a le charme d’une épopée,
est vouée à l’amour pur
des Pyrénées.