Jean Arlaud

Jean Arlaud

Jean Arlaud naît en 1896.
D’origine savoyarde, il découvre les Pyrénées en venant faire ses études de médecine à Toulouse.

Au mois de mai 1913, il vient d’avoir 17 ans et intègre la section du CAF des Pyrénées centrales de Luchon. Il pratique alors la natation et à déjà randonné dans les Alpes.

En 1914, il est un membre fondateur du ski club Toulousain qui organise rapidement des collectives à ski.
Jean Arlaud écrit alors ses premiers comptes-rendus de courses dans le bulletin du club.

Le 28 juin 1914, il réalise sa première première avec Raoul Rives à la Dent d’Orlu.

La guerre de 14 l’éloigne des Pyrénées; il se met à la disposition de la Croix Rouge tout en continuant ses études de médecine. Après des débuts d’infirmier, il est nommé médecin auxiliaire en juillet 1916 et affecté en Macédoine.

Après la Guerre, il reprend avec ardeur ses activités montagnardes. Il fonde le 18 mars 1920 le Groupe Des Jeunes (GDJ).

Après une thèse brillante, il devient docteur et se spécialise dans la médecine physique et sportive.
Avec le GDJ, il dirige de nombreux camps: les succès s’enchaînent et Jean Arlaud réalise de nombreuses premières.

Le 06 juin 1927, avec Charles Laffont, il tente de réaliser la seconde ascension du couloir de Gaube, 38 ans après la première. Mais ils doivent faire demi tour au bloc de glace à la sortie du couloir.
De retour à Gavarnie il va prier sur la tombe de Célestin Passet, le premier vainqueur du couloir, ou il dépose un peu de mousse cueillie dans le couloir.

Malgré cet échec, il réalisera deux belles premières sur le Vignemale: le 07 août 1933 avec G.Lescamela et P.Souriac ils font la première de la pointe de Chausenque par l’Aiguille des Glaciers et le 16 juillet 1926 il atteint le Col des Glaciers par la voie des séracs, avec Marie-Louise Orta et Charles Laffont.

Il participe en tant que médecin à l’expédition française au Karakoram en 1936.

Il prend part activement au développement du ski dans les Pyrénées et il devient président de la Fédération pyrénéenne de ski.

Jean Arlaud rédigeant ses Carnets
Jean Arlaud photo par Marcel Grillet
Pic des Gourgs Blancs et pic J.Arlaud, vus du col du pluviometre - Photo de Marcel Roman

 

Le 24 juillet 1938, il se tue sur la crête des Gourgs-Blancs alors qu’il était en train d’organiser une deuxième expédition en Himalaya, essentiellement pyrénéenne.
Il a 42 ans. Jean Arlaud repose au cimetière Pyrénéiste de Gavarnie.

Messe à la mémoire de Jean Arlaud au sommet des Gourgs-Blancs - Photo de Marcel Grillet
Croix Arlaud au sommet des Gourgs-Blancs - Photo de Marcel Grillet
Croix Arlaud au sommet des Gourgs-Blancs - Photo Marcel Grillet

Bibliographie

Autour du Pic du Midi d’Ossau et du Balaitous

En 1925, une vingtaine de randonneurs de la Section des Pyrénées centrales du Club alpin français sous la conduite de Jean Arlaud partent trois semaines ascensionner dans les traces de Peytier et Hossard, qui ont gravi un siècle plus tôt le Balaïtous. Le prétexte du campement cette année-là est de refaire l’itinéraire de ces deux géodésiens et de commémorer cette première du Balaïtous par une messe. Chemin faisant, c’est tout une série de sommets qui sont escaladés : Ossau, Balaïtous, Palas, Cambalès, Grande Fache, Punta de Zarra, Pic de Piedrafita, Pic d’Enfer, Garmo Negro… C’est leur récit écrit à plusieurs mains qui est publié trois ans plus tard à Toulouse. Avec cartes et itinéraires d’accès. Pour les amoureux des Pyrénées, un livre truculent à lire car bourré d’anecdotes sur la vie du camp mais aussi sur les péripéties des cordées. Les montagnards chevronnés se serviront de ce livre comme un topo-guide qui leur donne trajets à suivre et horaires.

Jean Arlaud et le GDJ : Un âge d’or du pyrénéisme toulousain

Un grand Pyrénéiste : Jean Arlaud