Maurice GourdonMaurice Gourdon naît en 1847 à Nantes.
Après un voyage aux Pyrénées, il tombe amoureux du massif et vient se fixer à Luchon.

Rentier, il peut donc consacrer tous ses loisirs à la montagne et aux recherches scientifiques s’y rapportant.

En 1872, il fait la connaissance de Eugène Trutat et de Fabre avec lesquels il fait de nombreuses excursions à caractère scientifique. Avec Trutat il étudie l’avancée des glaciers, se consacrant particulièrement à celui de la Maladetta en 1873.

Il est membre du Club Alpin Français, dès sa création en 1874.

Il explore les montagnes Luchonnaises, où il réalise quelques premières: Mail Pintrat, Mail Planet, Pic Noir (ce pic est rebaptisé aujourd’hui pic Gourdon).

Géologue avisé, il dresse l’inventaire de tous les blocs erratiques de la vallée de Larboust, témoins de l’extension du glacier d’Oo. Il révèle les cromlechs, menhirs et alignements de la montagne d’Espiau, ainsi que ceux du Pla de Beret.
Il découvre d’importants gisements de minéraux. Sa collection de 1300 minéraux est conservée au Muséum de Nantes.

Puis, il explore le versant sud de la chaîne: la Catalogne, les Encantats, le Val d’Aran, la Maladetta, l’Aragon et l’Andorre. (Il est d’ailleurs l’un des premiers à écrire sur l’Andorre).
En 1896, il inaugure l’itinéraire du Montcalm au départ du versant Catalan.

Il se lie d’amitié avec Toussaint Lézat, autre pyrénéiste Luchonnais qui fondera le musée de Luchon. Il deviendra conservateur du musée Lézat à la mort de celui-ci.

Vue du col des Gourgs Blancs par Maurice GourdonVue du col des Gourgs Blancs par Maurice Gourdon.
Vue du col des Gourgs Blancs par Maurice Gourdon.

Photographe, il ramène de ses sorties en montagne, une importante collection de photographies d’une grande qualité, prises à l’aide d’une chambre photographique de très grand format (négatif 18×24).

Il est également dessinateur et artiste peintre: il réalise des lithographies, de nombreux panoramas et des dessins sur le massif du Luchonnais. La majorité de ses œuvres sont conservés aujourd’hui au musée de Luchon.

Son œuvre écrite compte plus de 170 titres : récits de courses, botanique, minéralogie, géologie…
En 1910 parait la « Monographie de la Vallée d’Oueil ».

Il meurt en 1941 dans sa ville de Nantes, il n’avait plus fait depuis deux ans son pèlerinage annuel à Luchon.

Bibliographie:

Les hautes montagnes du Comminges

Merci à Gérard Raynaud, pour son aide pour la réalisation de cette page.